FERDINAND FOCH(1851-1929)

Quand il appose sa signature sur l’acte proclamant l’armistice le 11 novembre 1918 à Rethondes, le maréchal Foch est faîte de sa gloire. Son nom demeure lié à la victoire.

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Le maréchal Ferdinand Foch signant l’armistice  du 11 novembre 1918

La carrière militaire de Foch débute en 1870 alors qu’il est en classe préparatoire à Polytechnique, lorsque, suspendant ses études, il s’engage en tant que volontaire au 4e régiment d’infanterie de Ligne. La paix revenu, il intègre la prestigieuse école dont il sortira pour rejoindre l’École d’application de l’artillerie en octobre 1874. Il connaît, de 1875 à 1895, la vie de garnison assez ordinaire des officiers de son époque. En 1885, il est admis l’École de guerre. Grand travailleur, il se passionne et nourrit sa réflexion en lisant les écrits des grands stratèges de la guerre. Il travail tant et si bien qu’il est affecté en 1895 à l’École de guerre comme professeur adjoint au cours d’histoire militaire de stratégie et de tactique appliquée. Il s’oppose intellectuellement à son chef direct le colonel Bonnal et à son approche, trop théorique, des campagnes de Napoléon. Il leur préfère la connaissance des hommes et de l’histoire, car c’est l’étude la plus utile. Dans les années suivantes, il subit les effets de la tempête anticléricale, écrit Des principes de la guerre et De la conduite de la guerre, qui deviennent des classiques de la pensée  militaire française de la période, est renvoyé de l’École de guerre avant d’y revenir comme directeur! Il s’efforce alors, jusqu’à son départ en 1911, de faire triompher quelques idées fortes, notamment la volonté et le travail car la guerre, il faut savoir beaucoup pour pouvoir peu.

Lorsque la Grande Guerre éclate, il participe, à la tête du 20e corps, à l’offensive en Lorraine puis aux assauts contre Morhange. Il est désigné par Joffre pour commander  ce qui va devenir la 9e armée. À la veille de la bataille de la Marne, il a pour mission d’interdire la brèche qui est en train de se creuser entre la 4e et la 5e armée française. Dans l’improvisation les plus totales, animées d’une volonté en passe de devenir légendaire, Foch assume ce commandement difficile. Lorsque la bataille s’engage, il barre la route à l’effort principal allemand. Il résiste sans faillir, J’étais sourd à tout parce qu’on se fiche de tout, qu’on doit se ficher de tous, dans ces moment-là.

La Marne gagnée, Joffre fait de Foch son délégué, auprès des armées françaises, Belges et Britanniques qui combattent côte à côte en direction de la mer du Nord. Il coordonne ces armées qui arrêtent les Allemands dans leur course vers la mer. Il dirige les offensives d’Artois en 1915 puis la Somme en 1916. Mais critiqué par les trop lourdes pertes humaines qu’elles entraînent, Foch connaît un revers de fortune et une disgrâce provisoire en 1916. La guerre de mouvement a cédé le premier rôle à la guerre des tranchées, à la guerre industrielle, à une guerre de siège des temps modernes. Son retour en grâces fait lors des journées qui suivent l’échec de l’offensive Nivelle au printemps 1917. Painlevé, ministre de la Guerre, remplace Nivelle par Pétain et confie à Foch le poste de chef d’état-major général de l’armée. En 1918, vient le temps de la consécration. Le séisme provoqué par les offensives allemandes du printemps pousse les gouvernements à créer un commandement unique interallié. Foch est l’homme de la situation. Il est successivement nommé coordinateur des armées alliées autour d’Amiens, sur le front ouest, puis sur tous le front et enfin commandant en chef des armées alliés. Il assume d’amblé l’ensemble de ses responsabilités, n’hésitant pas à dégarnir la direction de Paris, en dépit des pressions politiques françaises, pour envoyer des renforts aux armées britanniques.

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Le maréchal Foch à la tête  de son état-major près de la Somme en 1916

Il est enfin, après la deuxième bataille de la Marne, à l’origine de la contre-offensive générale déclenchée le 18 juillet. L’armée allemande est prise à la gorge, Foch est bien décidé à ne pas lui laisser le temps de se rétablir. Il donne l’ordre d’attaquer partout! L’offensive se poursuit, ininterrompue j’jusqu’au 11 novembre 1918, jusqu’à la victoire, menée par celui dont le roi des belges dira qu’il est l’homme qui ferait se battre des morts. Maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, titulaire de trente-sept décorations, il est élu à l’Académie des sciences puis à l’Académie française en novembre 1918.

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