SUR LES TRACES DES MORTS D’INDOCHINE

Le bureau des archives des victimes des conflits contemporains du Service historique de la Défense conserve de très nombreux documents sur les morts et les disparus de la guerre d’Indochine.

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Photographie aérienne prise le 10 mai 1953, lors d’une campagne de recherche de camps de prisonniers de guerre, puis utilisée par le bureau des sépultures afin d’identifier un cimetière.

Entre le 16 décembre 1946 date officielle du début de la guerre d’Indochine et la signature des accords de Genève par Pierre Mendès France le 21 juillet 1954, l’armée française perd près de 6000 hommes. Le Service historique de la Défense conserve de nombreuses archives de cette guerre. Les journaux des marches et opérations, qui se trouvent à Vincennes, retracent pour chaque armée respective, les faits d’armes des unités engagées dans ce conflit. Un fonds d’histoire orale d’une grande richesse permet par ailleurs de l’aborder sous un autre angle. L’Armée de l’Air y est de loin la mieux représentée, avec près de 150 témoignages illustrant le rôle de l’aviation, en particulier lors de la bataille de Dien Bien Phu. De nombreux hauts gradés de la Marine et de l’armée de terre ont également relaté leur passage en Indochine en tant que jeunes officiers. Enfin, les témoignages d’anciens membres des services spéciaux, de cinéastes et correspondants de guerre éclairent certains aspects plus méconnus de la guerre. Les enregistrements de ces témoignages sont communiqués à Vincennes, au bureau des témoignages oraux.

Les dossiers des morts et disparus sont conservés à Caen, au bureau des archives des victimes des conflits contemporains (VVACC). Héritier du département du patrimoine de la délégation ç la mémoire et à l’information historique du bureau de l’état civil militaire qui instruisait les dossiers des décès en vertu de la loi du 10 mai 1946, le BAVCC détient également des témoignages oraux d’anciens combattants. L’ensemble de ces archives permet de suivre le parcours militaires des anciens combattants d’Indochine. Elles concernent en effet les dossiers des personnes tuées et disparues au cours de ce conflit et rassemblent des pièces principalement versées par les officiers d’état civil des unités (état nominatif de pertes, rapports des témoins du décès, avis de décès, etc.) Par la hiérarchie militaire ou par les autorités civiles tels les mairies, ayant permis de dresser un acte officiel de décès et de régulariser ainsi l’état civil des victimes. La procédure liée à l’attribution de la mention, Mort pour la France, qui suivait les principes de la loi du 2 novembre 1945 était plus souvent instruite parallèlement à la constitution du dossier.

Dans l’impossibilité de statuer sur le sort de tous les militaires disparus, la situation ne fut administrativement établie qu’après la guerre, lors de la libération des camps de prisonniers du Viêt-Minh ou du retour dans leurs foyers des déserteurs passés dans les rangs de l’armée française, ils furent traduits devant les tribunaux militaires, comme ne témoignent les extraits de jugements versés aux dossiers. Concernant les archives des sépultures, le BAVCC conserve également les dossiers relatifs aux sépultures de guerre et à l’ensemble des questions. À regrouper les corps, à veiller sur les cimetières, puis à rapatrier, à la demande des familles et dans la mesure du possible, les dépouilles des victimes. Composés de 67 cartons, cette série d’archives collectives, constituée de 1955 à 1987, a servi notamment dans le cadre de l’évolution des relations avec l’État vietnamien pour la mise en œuvre de la politique de rapatriement des corps et à la création de la nécropole de Fréjus. Ces archives comprennent également une collection de carnets de champ de bataille, classés par lieux ou par unités, ainsi que des listes de cimetières et de sépultures classés par lieux.

Commentaires:

4 Réponses à “SUR LES TRACES DES MORTS D’INDOCHINE”

  1. michel joste
    michel joste écrit:

    Mon frère,Alain Joste porté disparu à Cao- Bang en 52 ! mis à part l’avis de sa disparition,aucune nouvelle de la part de l’armée! peut on faire encore une action de recherche ?merci amis .

  2. braultjeanpaul
    braultjeanpaul écrit:

    Peut-être au ministère de l’armée ou ministère à Genève

  3. thuilier
    thuilier écrit:

    je voudrai connaître les circonstances du décès de LAUMIERE Jean lieutenant au 6ème groupe de spahis marocains portés, mort pour la France tué au combat le 8 juillet 1952 à duong mong
    matricule au corps 12516

  4. braultjeanpaul
    braultjeanpaul écrit:

    Bonjour Je n’ai pas de réponse a vous donner sur ce sujet, mais peut-être le Ministère de la guerre de la France ou Ministère de la guerre à Paris et peut-être à Genève ainsi que les musée de la guerre en France. Je vous souhaite une bonne recherches.Amicalement Jean Paul

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