LA CAMPAGNE DE NORVÈGE AVRIL-MAI 1940

Entre le 9 avril et le 10 juin 1940, la campagne de Norvège fut le premier grand affrontement entre les armées alliées et allemandes de la Seconde Guerre mondiale. Elle donna lieu également au premier débarquement de ce conflit.

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Bataille de Narvik. 10-13 avril 1940

Bataille de Narvik, le 10-13 avril 1940, en décembre 1939, l’URSS, alliée de l’Allemagne, attaque la Finlande, la France et la Grande-Bretagne préparent une intervention dans les pays scandinaves qui aurait pour but d’aider les finlandais et d’affaiblir l’économie allemande, en coupant notamment la route aux ravitaillements en fer extrait en Laponie suédoise et qui transite par les ports norvégiens. Mais la réaction de la Norvège, pays neutre, et l’hostilité de la Suède à ce projet obligent les Alliés à renoncer à leurs plans. De plus, le 13 mars 1940, la Finlande, vaincue par les troupes soviétiques, est obligées de signer un traité de paix avec l’URSS.

Le 16 février 1940 L’Altmark navire allemand qui longer les côtes norvégiennes pour rejoindre son port d’attache, avec à son bord des prisonniers anglais, doit se réfugier dans un fjord pour échapper aux navires anglais. Il est cependant abordé par les Britanniques malgré l’opposition d’un torpilleur norvégiens. Bien que les Anglais ne poussent pas plus loin leurs opérations dans ce pays, les Allemands ont deviné leurs desseins et étudient les moyens d’occuper très rapidement la Norvège. De leur côté, les autorités Anglaises et Française décident de faire poser, à partir du 17 avril, des mines flottantes au large des côtes norvégiennes afin d’empêcher le trafic du minerai de fer. Cette opération va cependant se heurter aux navires de guerre allemands qui viennent attaquer et occuper les ports, dont celui de Narvik. Ce port, outre qu’il est le lieu où transite le minerai de fer suédois, est un carrefour maritime stratégique entouré de fjords pouvant abriter une flotte importante.

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Trois destroyers (dont le Diether von Roeder, et le Wolfgang Zenker) et les trois patrouilleurs norvégiens capturés (HNOMS Senja, Michael Sars et Kelt) et amarrés au port de Narvik.

Ainsi débute la campagne de Norvège. Du 9 au 10 avril, les Allemands se rendent maître du Danemark et de la plupart des ports norvégiens, grâce à leur flotte imposante et à leurs troupes transportées par mer depuis Brême. Dans le même temps, ils utilisent au maximum l’aviation et les troupes aéroportées qui leur permettent de s’emparer de tous les aérodromes et d’écraser la résistance désespérée de l’armée norvégienne. Les renforts arrivent par air et par terre. Du 13 avril au 8 juin, les Alliés tentent en vain de reprendre le territoire norvégien à l’adversaire.

Dans un premier temps, la flotte anglaise détruit plusieurs bâtiments de guerre allemands. De son côté, la France envoie, le 12 avril la force navale Z placée sous le commandement de l’amiral Derrien. Elle transporte le corps expéditionnaire français en Scandinavie, commandé par le général Audet. Il se compose d’une division de chasseurs alpins et d’une unité de la Légion étrangère. À la mi-avril, des troupes britanniques débarquent près de Trondheim tandis que les Français prennent pied à Namsos dans la nuit du 19 au 20 avril. Mais la supériorité de l’aviation ennemie oblige les Alliés à rembarquer dès la fin du mois d’avril. Pendant ce temps à partir du 16 avril, d’autres unités britanniques, polonaises et françaises dont la 1ère division légère de chasseurs du général Béthouart, débarque dans la région de Narvik au nord de la Norvège, enfin de reprendre le port et d’apporter un soutien aux troupes norvégiennes qui combattent l’invasion allemande et se sont repliées dans la région. Les unités allemandes se trouvent coupées de tous ravitaillement par terre à cause de la neige, même si elles reçoivent encore de l’aide par les aéroports qu’elles contrôlent près de Narvik. La ville est finalement prise le soir du 28 mai après de dures combats et aux prix de lourdes pertes. Jusqu’au 4 juin, les Alliés progressent vers la frontière suédoise.

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Reconstitution de la première bataille navale à Narvik en Norvège

Mais la situation militaire en France devient critique : Les Allemands ont percé le front à Sedan, une partie de l’armée française et le corps expéditionnaire britannique sont encerclés à Dunkerque. Le 7 juin, les forces alliées reçoivent l’ordre de quitter la Norvège et les troupes françaises sont rapatriées vers Brest. Narvik est réoccupée par les Allemands, le 9 juin.

Au total, ce sont plus de 13 000 soldats anglais, français norvégiens et polonais qui ont participé aux combats terrestres. Quelques 750 franco-Polonais ont été tués; environ 1900 Britanniques, dont ceux de la Royal Navy et plus de 1000 combattants norvégiens sont morts pendant cette campagne.

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